The
mask |
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Voici le tableau : un homme, sans masque, avec plein
de défauts, est joué par un acteur qui fait le con sur un
scénar talentueux quant à cet aspect de l’humanité
; passons la revue de détail des caricatures imposées sur
: l’amitié chien/homme, des flics et des méchants,
des sentiments entre héros et pin-up, des drames à la «
t’as volé mes sous et ma meuf : t’es mort »,
des personnalités fortes (l’étourdis-timide-tête
à claque), de l’humour à faire passer les charlots
pour Capra et les scénaristes pour
des charlots… Et puis il y a un homme, le même, avec un masque
qui lui ôte tous ses défauts, un acteur meilleur qui délire
un max sur un scénario qui n’a pas changé mais inclut
les drôlerie d’un Tex Avery, des dialogues à la traine
et une réalisation molasse qui ne bouge jamais d’un iota
pour suivre les délires du mask. Enlevez les moyens techniques
et vous allez bouffer de la soupe indigeste, car le plus gros défaut
du film reste le suivant : il n’y a aucune intrigue qui puisse nous
maintenir interréssée, des situations, des faits, des questions
sous-jacentes (récupérera-t-il la femme, le masque et la
vérité…ta-ta-ta !). Un film plein de techniciens mais
sans scénaristes. |