Labyrinth |
(8-9) |
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Magnifiquement saillant au monde enchanteur des enfants
; mais qu’en est-il pour celui des adultes ? Une mise en place trop
simple et trop brutale avant un très pratique schéma de
conte traditionnel. Réalisé comme un vaste spectacle, il
explore ses décors et décrit les actions mécaniquement,
les chansons rythment le tout et interviennent régulièrement.
Tout ceci reste néanmoins assez probant même si on veut bien
comprendre qu’Henson vient de la télé, et c’est
pour cela que le film est un peu longuet, qu’il manque de punch
(le mixage sonore assez faible est également en cause). Mais le
meilleur du film réside dans le bestiaire habituel de l’auteur,
dans son imagination débordante, fascinante, loufoque et toujours
démarquée par rapport aux mièvreries de ses contemporains.
Si on s’ennui un peu (on sort facilement de l’action), il
nous reste à admirer ce travail… surtout les séquence
du rêve et des « escaliers ». Henson n’a pas retrouvé
la magie de « Dark cristal »
qui conciliait à merveille le monde de l’enfance (qu’il
sait capter comme personne) et celui plus élaboré (comme
le scénario) des adultes. |