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Labyrinth

Jim HENSON
(8-9)

Magnifiquement saillant au monde enchanteur des enfants ; mais qu’en est-il pour celui des adultes ? Une mise en place trop simple et trop brutale avant un très pratique schéma de conte traditionnel. Réalisé comme un vaste spectacle, il explore ses décors et décrit les actions mécaniquement, les chansons rythment le tout et interviennent régulièrement. Tout ceci reste néanmoins assez probant même si on veut bien comprendre qu’Henson vient de la télé, et c’est pour cela que le film est un peu longuet, qu’il manque de punch (le mixage sonore assez faible est également en cause). Mais le meilleur du film réside dans le bestiaire habituel de l’auteur, dans son imagination débordante, fascinante, loufoque et toujours démarquée par rapport aux mièvreries de ses contemporains. Si on s’ennui un peu (on sort facilement de l’action), il nous reste à admirer ce travail… surtout les séquence du rêve et des « escaliers ». Henson n’a pas retrouvé la magie de « Dark cristal » qui conciliait à merveille le monde de l’enfance (qu’il sait capter comme personne) et celui plus élaboré (comme le scénario) des adultes.