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Le jour d'après

Roland EMMERICH
(10-11)

L'antonyme de son homonyme... (Cf. le film de Meyer) ; soit 80 % d'action et 20 % de réflexion, sentiments, auxquels s'ajoutent une morale pisseuse (le père qui se rachète de son abscence) et une alibi forcément écolo. C'est un film catastrophe, donc le scénario est ultra-codifié (différents personnages, différents lieux, montés en alternance pour obtenir autant de points de vue) et on passe des scènes d'effets spéciaux aux scènes d'action en passant par quelques surprises organisées sans jamais ne s'intéresser de plus près aux personnages ; le film aurait pu s'allonger de 10-15 minutes et nous les présenter plus intelligemment, on aurait ainsi évité, après le déluge, de se foutre totalement du dénouement (que l'on connaît de toute façon). Alors on pourra s'étendre sur les superbes images (la bibliothèque glacée...etc), les effets au top, réussis, bien intégrés, assumés poussifs et en best of du genre (pluie de grêle, tornades, froid préhistorique, raz-de-marée, tempête... et même une attaque de loups) ou apprécier un réalisateur-scénariste qui, après avoir fait du président un héros (Independance day) le zigouille et met à mal la politique du gouvernement (clin d'oeil à Kyoto, message final sur les états du sud). Son meilleur film quoi....