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Le Hobbit : La désolation de Smaug
Budget = 250 M$
BOX OFFICE France = 5 154 / 262 745 - 1 620 000 - 4 701 000 entrées
BOX OFFICE USA = 73,6 / 258,4 M$
BOX OFFICE Monde = 960,4 M$
 

Un film encore plus grand (gros) que nature... l'alchimie reste absolument parfaite entre Tolkien et Jackson, comme si ces deux-là s'étaient vraiment trouvés, post mortem bien sûr : entre le fabuleux et dense matériau d'origine et le talent teinté de respect d'un très grand metteur en scène (sans oublier les scénaristes, dont F. Walsh). Et rien à faire : la magie opère et s'empare de nous irrémédiablement ! Mais n'est-ce pas que de la simple poudre aux yeux ? Non : car tous les ingrédients déjà présents dans la saga du Seigneur des anneaux, et dans l'épisode précédent, sont bel et bien là -même si cette fois on notera quelques menus défauts-. Une aventure ambitieuse et gigantesque, au-delà de nos propres rêves (si, si), presque sans ennui, offrant des rebondissements savamment dosés et un bel équilibre général. Une musique qui nous transporte littéralement et semble sortir de la Terre même de ce monde unique, retrouvant l'emphase de la saga d'origine ; lyrique, à l'image de la somptueuse partition qui nous emmène dans la fameuse ville. Les paysages sont autant de toiles de maître sur lesquels on rêve de s'arrêter, s'attarder sur chacun des détails pour s'en délecter, paysages par-delà lesquels on aimerait tant aller se balader ; un délice pour les yeux que l'on aimerait tant explorer puisqu'il suggère encore plus qu'il ne montre... on appelle cela "transporter le spectateur".. Un fourmillement de personnages dont la trame parvient même à en développer un maximum (une histoire d'amour inter raciale ? Ca me plait ! Le personnage de L. Evans est exceptionnel également) afin de les faire vivre au mieux, dans le temps imparti, et nous permettre de les suivre avec grand intérêt. Des créatures aussi variées qu'excitantes, fascinantes et particulièrement réussies, avec une mention spéciale à Smaug, tant sur le design que sur le plan de l'animation, au gré d'une scène finale un peu too much (le principal défaut du film ?) mais franchement bluffante. Un réalisateur qui possède une façon de filmer réellement communicative, énergisante, éclatante, complètement épique, usant de tous les artifices pour s'exprimer (contre-plongées, mouvements étudiés, découpage des scènes précis, presque maniéré...) et ainsi nous transmettre cette excitation de l'aventure elle-même, autant que son excitation à la filmer, à balader sa caméra en l'a laissant virevolter dans ces scènes immenses, ces décors hors normes qui nous ramène aux fables ; un pur délice. Mais il n'y a bien que ce gigantisme poussé parfois trop à l'extrême qui m'ait gêné aux entournures : je pense en particulier à la scène des tonneaux, surfaite et surjouée, et à ces dizaines de poupées numériques qui m'ont malencontreusement sorti la tête du film l'espace d'un instant. Le "fond de commerce" du scénario est certes un peu répétitif, mais ce combat du Bien contre le Mal est tellement délicieusement amené et mis en scène qu'il est vraiment difficile de ne pas y succomber, d'autant plus qu'il a l'avantage de la continuité et que sa construction typiquement parallèle (qu'utilise abondamment Luca également) booste le récit ; celui-ci manquant peut-être d'ambiguité (les nains...). Jackson est un conteur et un montreur d'histoire hors pair, une réalisateur qui a un sens inné du lyrisme, un chef d'orchestre parfait pour ce qui reste un incroyable travail d'équipe, une labeur à 250 M$ qui sait malgré tout rester artisanale et profondément sincère. Un objet magnifique pour les yeux que l'on aurait grand tort de ne point mirer avec le plus grand intérêt, histoire de se détendre brillamment.

NOTE : 15-16 / 20

La critique des internautes
 

 



NOTE : -/20

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