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Daredevil

Mark Steven JOHNSON
(12)

Avant de se demander ce qu’ils ont fait du héros presque fade (costume sobre, histoire banale, peu de pouvoir, pas de grand méchant) de Marvel, il faut se rappeller que notre enfance va défiler durant 1 h 30, et ça c’est déjà grand... Allons-y : un réalisateur hyper visuel, pour le meilleur (inventivité) ou pour le pire (les plans obliques ; mais on les retrouve dans le comics), une musique rock encombrante, un excellent visuel (notamment le choix de nous montrer ce que « ressent » le héros, les clins d’oeil obligés à la BD, -les gargouilles) et un scénario qui se centre complètement sur le personnage : ses amours contrariés sont un excellent piment à l’histoire (il aime celle qui croit le détester, se trompant alors qu’ils ont un ennemi en commun), sa lassitude (mais peu exploitée), l’aspect religieux (logique) et cet anti-héros, avocat civil et justicier nocturne qui n’hésite pas à tuer... avant de se racheter. Certe de bonnes intentions mais ne sont-elles pas parfois un peu maladroite ? Comme un essai un peu raté de super-héros humain ? Ou peut-être le personnage sort-il tout simplement trop de l’ordinaire -par rapport aux canons marveliens- et l’ont-ils un peu fait rentrer dans le rang ? Quoiqu’il en soit il y a plein de scènes parasites (le combat Matt / Elektra), trop évidente (la scène de mini basket), de personnages secondaires mal écrits (pas comme le tireur) et de dialogues moyens. Mais quand on est fan...

M. S. Johnson est également le réalisateur de Ghost rider.