Daredevil |
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Mark Steven JOHNSON |
(10-11) |
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Avant de se demander ce qu’ils ont fait du héros
presque fade (costume sobre, histoire banale, peu de pouvoir, pas de grand
méchant) de Marvel, il faut se rappeller que notre enfance va défiler
durant 1 h 30, et ça c’est déjà grand... Allons-y
: un réalisateur hyper visuel, pour le meilleur (inventivité)
ou pour le pire (les plans obliques), une musique rock encombrante, un
bon visuel (notamment le choix de nous montrer ce que « ressent
» le héros, les clins d’oeil obligés à
la BD, cf . les gargouilles) et un scénario qui se centre complètement
sur le personnage : ses amours contrariés sont un excellent piment
à l’histoire (il aime celle qui croit le détester,
se trompant alors qu’ils ont un ennemi en commun), sa lassitude
(mais peu exploitée), l’aspect religieux (en trop) et cet
anti-héros, avocat civil et justicier nocturne qui n’hésite
pas à tuer... avant de se racheter. Certe de bonnes intentions
mais ne sont-elles pas parfois un peu maladroite ? Comme un essai un peu
raté de super-héros humain ? Ou peut-être le personnage
sort-il tout simplement trop de l’ordinaire -par rapport aux canons
marveliens- et qu’ils l’on un peu fait rentrer dans le rang
? Quoiqu’il en soit il y a plein de scènes parasites (le
combat Matt/Elektra), trop évidente (la scène de mini basket),
de personnages secondaires mal écris (pas comme le tireur) et de
dialogues moyens. Mais quand on est fan... |
M. S. Johnson est également le réalisateur
de Ghost rider. |