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The crow

Alex PROYAS
(12)

Un film totalement dual. Et ce qui le traine par le bas c’est ces fonctions commerciales déplacées dans l’univers artistique qu’affiche l’auteur. Ca pète comme dans les séries B d’action, les méchants ont un côté débile prononcé, le gunfight paraît anachronique de même que les cascades : donc si l’on ne ressent pas de libération en même temps que le héros c’est que l’émotion dans ce type de scène est absente. C’est une déception. Mais il y a l’univers semi-baroque de Proyas, le feu de l’Enfer, la pénombre de l’âme, le rouge moite emplissant les images léchées, très felliniennes. Alors les moments de pure émotions deviennent divins, larmoyants. La scène finale et les rétrospections, dans toute leur simplicité, sont à ce titre très belles. Proyas n’a pas trop charcuté son œuvre de façon « moderne », il l’a personnalisée, glorifiée et magnifiée de par la puissance donnée par ses images et sa caméra. Lee n’est pas un grand acteur mais il s’est investi à fond et son amour nous parvient. Quand l’œuvre d’auteur, d’une rare beauté, rencontre les exigences commerciales d’un script…