The
crow |
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Un film totalement dual. Et ce qui le traine par le
bas c’est ces fonctions commerciales déplacées dans
l’univers artistique qu’affiche l’auteur. Ca pète
comme dans les séries B d’action, les méchants ont
un côté débile prononcé, le gunfight paraît
anachronique de même que les cascades : donc si l’on ne ressent
pas de libération en même temps que le héros c’est
que l’émotion dans ce type de scène est absente. C’est
une déception. Mais il y a l’univers semi-baroque de Proyas,
le feu de l’Enfer, la pénombre de l’âme, le rouge
moite emplissant les images léchées, très felliniennes.
Alors les moments de pure émotions deviennent divins, larmoyants.
La scène finale et les rétrospections, dans toute leur simplicité,
sont à ce titre très belles. Proyas n’a pas trop charcuté
son œuvre de façon « moderne », il l’a personnalisée,
glorifiée et magnifiée de par la puissance donnée
par ses images et sa caméra. Lee n’est pas un grand acteur
mais il s’est investi à fond et son amour nous parvient.
Quand l’œuvre d’auteur, d’une rare beauté,
rencontre les exigences commerciales d’un script… |