Le
cinquième élément |
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Tentative louable que de transposer un univers cyberpunk,
très BD, au cinéma. Le film en a la couleur, les décors
(superbes) et l’anarchisme (sic !). Bien sur les effets sont à
couper le souffle… mais… mais Besson a du mal à suivre
une cohérence interne et un désir d’originalité
en même temps. Alors il y a les bases du scénario : méchants-gentils-combats-victoire
; un peu de « Freejack » (très
peu), de « Stargate ». Là-dessus
Besson rajoute une foule envahissante de détails mais a un mal
fou à les rattacher à son film (incohérence partielle
; n'est pas Lucas qui veut). Exemple :
la musique raï ( !). L’humour, interessant mais uniquement
en quelques occasions, lorsqu’il devient bouffonerie, Oldman lorsqu’il
en rajoute dans un registre bien connu, les détails futuristes
tape-à-l’œil, très funs… autant de bon
bons points qui ne se fondent pas à l’ensemble. Peut-être
que loin des réflexions du « Grand bleu », assujetti
par les sommes considérables de son budget, Besson a fait de son
film une œuvre au schéma hollywoodien (poursuite-bastons-amour-humour-happy
end = R.A.S.) embarrassé par une machinerie originale qui ne trouve
pas toujours sa place dans un film aux bases convenues. Il manque du mystère,
du mystique (comme la scéne de l’opéra en partie),
une idée farouchement défendue, des surprises (autres que
les clopes du futur même si elles sont funs), des moments intenses.
Allez, oublions, il s’agit d’une 1ère expérience
: le scénariste a eu du mal mais le réalisateur tient adroitement
et divinement la barre. Willis est égal à lui-même,
ce doit être le secret de réussite des cadrages. Un film
très travaillé visuellement (photo), une musique assez inégale
: on n’attendait peut-être des morceaux d’anthologie...
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