Stargate |
(8-9) |
|
Non sans rappeler les intentions d’un «
Retour du Jedi », cette idée des plus excitante est quelque
part gâchée par le manque de surprise due aux effets de la
grosse machinerie hollywoodienne. Si le scénario développe
la trame d’un grand film d’aventure (entre Star wars et Planète
interdite) : pas de loi d’alternance (bataille homérique
/ causettes insipides), un ton naturel et assez passionant. Mais on est
vite indigné par cette humour rasoir, ses situations clichées
que l’on voit venir de très loin ( la fin gâche notre
plaisir avec son faux air de Speed et ses rangées de John J. Kennedy).
Un film tout à fait dual ; les militaires sont stéréotypés
mais ne servent jamais de barbaque (aucune mort gratuite). La fin demandait
un développement plus ambigu à l’image du personnage
de Kurt Russel, esquissé par le scénaristes pour le rendre
soit-disant plus profond. Un beau cocktail d’originalité
et d’académisme. A noter le magnifique méchant planté
par Jay Davidson, beaucoup plus monstrueux que la plupart de grands abrutis
du ciné. Les FX sont très bien intégrés (maquillages
et effets graphiques). Par contre oté lui les dolly, steady et
autres grues et Emmerich est perdu : c’est dure d’aligner
deux plans sensés, mieux vaut le spectaculaire vilain ; les gens
sont trop cons pour comprendre. |