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Beetlejuice

Tim BURTON
(8-9)

Fantôme... Maison hantée... oui, mais... Mais Burton a inversé les rôles : des morts cherchent à se débarrasser de vivants bien trop encombrant. A cette époque le réalisateur tatonnait encore, cherchant son propre style, son propre univers, si particulier, si décalé (on y retrouve donc un parfum morbide encore diffus) : d'où un sentiment d'immaturité cinématographique qui semble avoir causer le vieillissement prématuré de l'oeuvre (la direction artistique trop ancré dans son époque, aussi). Couleurs flashy et un peu criarde, délires visuels en tout genre -parfois très drôles- et cabotinage qui peut faire mouche. On pourra encore y piocher une grande originalité, une histoire d'amour un peu folle et une belle liberté de ton... où rester un peu sur la touche.