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Beetlejuice

Tim BURTON
(12)

Home sweet home, jusqu'à ce que la mort nous sépare. Fantôme... Maison hantée... oui, mais... Mais Burton a inversé les rôles : des morts cherchent à se débarrasser de vivants bien trop encombrant. A cette époque le réalisateur tatonnait encore, cherchant son propre style, son propre univers, si particulier, si décalé (on y retrouve donc un parfum morbide encore diffus) : d'où un sentiment d'immaturité cinématographique qui semble avoir causer le vieillissement prématuré de l'oeuvre (la direction artistique trop ancré dans son époque, aussi). Couleurs flashies et un peu criardes, délires visuels en tout genre -parfois très drôles- et cabotinage qui peut faire mouche. Burton va un peu vite en besogne sur la base de ces fantômes qui vont tentent d'effrayer des vivants pour récupérer leur foyer, tombé dans les mains de bob d'époque. On pourra encore y piocher une grande originalité, une histoire d'amour un peu folle, un "joli" monde aux cadavres exquis et aux inspirations diverses, dont un Betelgeuse salement pervers dans un film complètement barré et à la belle et grande liberté de ton... où rester un peu sur la touche.
Ou comment traiter la mort avec humour.