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Le bal des vampires

Roman POLANSKI
(17-18)

Attention, chef-d’œuvre d’intelligence ! Ce film réussi la parfaite symbiose entre l’horreur et la comédie : à deux doigts de mourir de peur on éclate de rire. Comique de geste ou parodie, ingénieux à l’image de ce pieux planté au marteau en ombre chinoise dans… un traversin pour s’exercer ! Polanski et son génial directeur de la photo (et son génial musicien aussi) ont réussi la prouesse d’effacer tous les films précédents ; l’atmosphère est vraiment particulière, très réaliste, on se croirait dans les Carpates grâce à la beauté des décors, respirant toute une époque, un pays, une saison. Irréaliste de par sa belle perfection, son château sublime, ses vampires auxquels on croit dur comme fer. Surréaliste du point de vue de l’auteur, décalé, drôle, moqueur. Bref un cocktail unique qui nous rappelle, dans un autre domaine, "Phantom of the paradise". Tout respire l’intelligence dans le respect d’une tradition qui hante les gens depuis Bram Stocker. De plus, les personnages, aux psychologies complexes, nourrissent le récit et l’image, prennent vie malgré eux, nous touchent. Autant le dire on s’identifie à Polanski/acteur du début à la fin ; on a froid sur ce chariot dans ce paysage sublime, très conte de fée, qui nous fait remonter le temps… on frisonne. Polanski/auteur est décidement quelqu’un d’unique, à la fois poète, intellectuel et humoriste. Un film qu’il fait bon regarder l’hiver, tard le soir, au coin d’un bon feu…