| Avatar |
(17-18) |
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Voir Avatar et mourir... peut-être pas quand même ! En
tout les cas ce film fera date dans l'histoire du 7ème art, comme
annoncé par son auteur : si durant la période du cinéma
muet ce qu'il manquait aux films c'était du son, durant la période
du noir & blanc il leur manquait de la couleur, et bien à
ce cher cinéma de notre enfance, il ne lui manquait plus (?)
qu'une chose : une véritable profondeur de champ ; Cameron l'a
fait ! Et il n'utilise jamais sa technologie pour nous en foutre gratuitement
plein la vue, tel un jouet 3D, une démonstration un peu froide
: il fait son film comme si de rien n'était et utilise la 3D
comme un simple outil, au même titre que... le son ou la couleur.
D'ailleurs le procédé sert autant les scènes "intimistes",
en tout les cas les dialogues, que les ébouriffantes scènes
d'action, notamment les poursuites et les combats. Deuxième vision : Bizarrement, lors d'une seconde vision d'Avatar, les faiblesses scénaristiques s'effacent au profit de ses forces ; ce sera la profondeur documentaire du film qui émergera, la qualité et l'intelligence dans le choix des codes et des rites du peuple Na'vi (le chasseur remerciant l'animal qui a donné sa vie pour le nourir -on trouve le même rituel chez les indiens Sioux-, le passage à l'âge "adulte", c'est-à-dire lorsqu'on devient un homme du peuple -l'Hanbleceya chez ces mêmes Sioux-). On n'est moins géné par l'histoire car on se rend compte que même en la connaissant on reste captivé tant celle-ci est fluide, naturelle, universelle et racontée de la plus brillante des façons ; les aventures humaines et Na'vi s'imbriquent à la perfection. Il restera également du film deux scènes à mon sens inoubliables : l'un des premières apparitions de Jake, lorsqu'il se réveille et sort de son "cocon", et que l'on se rend compte, on voit pour la première fois et on comprend de quoi est fait cette révolution technique visuelle (aussi marquant que la première scène de Star wars lorsque Vador et ses troupes investissent le Tantive 4) ; la seconde scène marquante est celle où les Na'vi se défendent avec de pauvres arcs et des flèches contre les armes de guerres ultra-perfectionnées des hommes... tout un symbole. |
| La critique des internautes |
Avatar, qui ne connaît pas ce film maintenant
? Car James Cameron a réussi son pari technologique insensé,
à savoir créer un univers cohérent et originale.
Sur ce point, on ne peut qu'applaudir une telle réussite technologique,
avec des couleurs splendides. Pandora est à découvrir le
soir, où sa nature laisse sans voix. La 3D renforce l'impression
d'immersion, une véritable évolution dans ce domaine pour
le cinéma qui est incontestable. Et puis, même si l'histoire
manque cruellement d'originalité, Cameron a ce don de conteur:
le spectateur ne s'ennuie pas une minute et reste médusé
devant tant de splendeurs chromatiques. Oui, Avatar est dans un sens un
progrès technologique, puisque c'est le premier film entièrement
tourné en 3D. On n'a jamais vu autant de défis et de prouesses
technologiques réunis dans un seul film. Et, rien que pour cela,
Avatar est une expérience unique au cinéma. C'est déjà
pas mal. Cameron impose clairement son film comme incontournable dans
le domaine de la science-fiction. Chapeau. La deuxième vision ne fait que renforcer les points positifs du film, ses quelques défauts disparaissent presque, d'où un certain étonnement. Une impression bizarre: on ne retient que ce qui fait la force d'Avatar, presque inconsciemment. Cameron réussit alors définitivement son pari. NOTE : 16/20 JUJU |