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Alejandro AMENABAR
(15-16)

Sur le papier le film a dû sembler improbable et risible… et pourtant à l’écran c’est une réussite totale, très à l’image de « Les innocents ». Tout le mérite à la réalisation fascinante (Amenabar se fait une place au soleil) qui nous mène par le bout du nez ; il travail ses plans pour nous toucher, nous effrayer à la perfection, son univers visuel est solide et il convient de saluer sa préférence pour les plans longs plus que pour le cut et les inserts, il parvient même à redonner vie au montage alterné. Son scénario, ampli de détails subtils et dignes des grandes oœuvres littéraires, nous permet de plonger dans cet univers stressant (les thèmes de la solitude –la femme et ses enfants, la maison isolée- la maladie –celle des enfants- et la mort –le mari, les photos, les fantômes et le final). Sans effets tapageurs la peur est au rendez-vous. Quant au final genre « Je l’ai déjà vu quelque part mais je me suis fait avoir » convient à merveille à cet anti-film-de-fantôme.