Eros et Thanatos.
En réalité, que se cache-t-il derrière cet étrange hommage à Vendredi 13 ?
TSDCM se trouve être une réflexion profonde sur le milieu du cinéma et sa façon de fabriquer des films, sur le cinéma de genre en général et les slashers en particulier, sur l'entièreté de la saga V13 (oui, oui : les titres correspondent !), sur les vieilles peloches (avec des brûlures de cigarettes) et les vieux supports (les VHS), le wokisme, la gen Z, Hollywood et tant d'autres choses. Une plongée abyssale et une mise en abîme, parfois vertigineuse, parfois trop hallucinée.
On pimente le tout de gore oversized pour la déconne, d'un humour intello, d'un clin d'œil à Videodrome, de multiples séquences qui laissent coi, de songs perchées, le tout afin de laisse en filligramme cette frontière entre la réalité et la fiction, entre les acteurs et les personnages, entre les films qui génèrent les mythes et les mythes qui finissent par créer leur propre univers filmique. Teenage sex and death demeurera une oeuvre réellement singulière, hors norme, avec un recul fou et savoureux sur le genre. Et les deux actrices délivrent un jeu complètement psychotique.
NOTE : 13-14 / 20