Le braqueur braqué ?
Un homme floué et ruiné par une société de prêt prend en otage le fils du CEO et demande réparation.
La situation : un homme étranglé de dettes et à bout. Ses revendications : des compensations, le pardon et des excuses.
La corde au cou nous permet de découvrir ce fait divers allucinant datant de 1977, de façon toujours désinvolte, et le film s'avère être lui-même un drame léger, sans grand suspens, sans violence, manquant par ailleurs de s'ouvrir sur l'extérieur (les journalistes ne font que de l'info, on entend rapidement les témoignages des citoyens, jamais celui du DJ...), sans grande profondeur ni débats sur les sujets évoqués (la violence en réponse à la violence, les prêts usuriers, la toute puissance des organismes financiers...etc), manquant surtout de recontextualiser. Sans doute le film, concentré sur la prise d'otage seule, n'ira jamais assez loin afin de dépasser son sujet.
Tout va tourner autour de la personnalité contrariée de ce preneur d'otage improvisé qu'est Tony : le juste, le naïf, le déterminé, l'instable (B. Skarsgard est prodigieux). Un David contre Goliath dont la fin demeure surprenante et dont j'attendais sans doute tout autre chose, plus proche d'un Chute libre.