Hamlet, the legacy.
Au fin fond de l'Angleterre, au 16ème siècle, deux jeunes tombent fous amoureux. Une quasi sorcière et, lui, un encore bien hypothétique écrivain.
J'ai mis du temps à me laisser pénétrer par ce film. A travers une description, une photo rustique, crasse et rude de l'époque, visuellement âpre, Zhao livre une œuvre noire, au rythme qui lui est propre, déstabilisante, à l'esthétisme sobre, incolore, loin des canons d'Hollywood. Les prestations de Jessie Buckley et Paul Mescal sont pour le moins prodigieuses, délivrant à elles seules les charges émotionnelles nécessaires à capter l'attention des spectateurs.
Mais où veut donc en venir C. Zhao ? Aller chercher dans la célèbre pièce de Shakespeare les éléments d'inspiration de sa propre vie, son propre travail sur le deuil d'un enfant à une époque où la vie était si fragile qu'elle en devenait parfois un miracle.
La composition de Max Richter nous emporte aisément.