"Celui qui sauve une vie, sauve l'humanité entière".
Dans un centre d'appel du Croissant Rouge, un employé est le témoin direct du meurtre de sang froid, par l'armée israélienne, d'une famille palestinienne dans son véhicule. Mais dans cette même voiture il y a encore une petite fille de 6 ans... 6 ans.
Dénoncer l'avilissante barbarie israélienne, irréligieuse, en décrivant l'un des actes les plus lâches, primitifs et indignes d'une quelconque humanité -pas même celle du roi Hérode-, qui aient émaillé et émaillent encore un génocide en cours.
La voix de Hind Rajab appartient à un genre hybride, le docu-fiction, qui reprend les enregistrements originaux de la voix de Hind, reconstituant les faits et rien que les faits, filmés de manière cinématographiquement épuré. Hind Rajab représente symboliquement toute la détresse d'un peuple à l'agonie, oublié du monde, victime de l'ignorance et d'un racisme global. Le film démontre très clairement combien Israel pratique une politique ségrégationniste, négationniste, jusque dans le traitement des urgences (l'armée doit valider le passage des ambulances qui vont soigner ceux qu'ils ont eux-mêmes blessés...).
Révoltant, grotesque, immonde, déchirant : comme si l'espèce humaine n'était toujours pas capable de retenir les leçons des pires moments de son histoire. De sa PROPRE histoire...
Après un tel film, un tel choc, on a toutes les peines du monde à réprimer une haine sans nom...