Godard bosse aux Cahiers du cinéma : il veut réaliser son 1er long métrage mais est pris de doutes.
Nouvelle vague étale toutes les stars de l'époque (cinéastes, actrices, acteurs et journalistes) et offre une réflexion cinéphilique sur le 7ème art, la Nouvelle Vague et les dessous d'un projet révolutionnaire à plus d'un titre (tournage extérieur, montage elliptique et scénario qui se fiche éperdument des conventions de l'époque) : A bout de souffle. C'est passionnant, jamais ennuyeux pour peu qu'on se prête au jeu et y prête un minimum d'attention ; même si, pour qui a étudié le cinéma et / ou lu Bazin et les Cahiers, ça ressemble quand même à un mémo. Cependant les dialogues rendent un formidable hommage à cet esprit totalement libre et la reconstitution est éloquente.
Nouvelle Vague évoque une époque qui paraît désormais disparue à jamais : la preuve en est son insuccès auprès du public ; tous les publics. Comme si le cinéma réflexif le plus abouti était mort et enterré. Pas certain que grand monde ait toutes, ou grande partie, des très nombreux clins d'oeil du film.
Une déclaration d'amour au cinéma, à l'art, à l'exigence et aux visions d'artistes avant-gardistes.