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Dogman
Budget = - M€

BOX OFFICE France = 641 / 7 846 - 50 000 - (166 000) entrées

BOX OFFICE USA = - M$
BOX OFFICE Monde = 4,6 M$
 

Il est tout à la fois toiletteur, dealer, père aimant, petit voyou, trop gentil, passionné de chiens. Mais vraiment, beaucoup trop gentil.
Tellement gentil qu'il se fait bouffer tout cru par un gros voyou sans un brin de cervelle, harceleur à la violence et la bétise sans faille. Ce que d'aucun appelleront "abnégation totale de soi" se mue vite, pour ma part, en stupidité maladive, ou en bêtise crasse et grave.
Car ce film, au-delà de ses réelles qualités esthétiques, a provoqué chez moi une espèce d'agacement frénétique, de rage absolue et dérangeante, et ce jusqu'en sa toute fin -interminable pour qui a cru comprendre l'astuce- pour ce non héros très italien : foutre sa vie pro, personnelle et familiale en l'air pour sauver, dans un élan de bonté humaine absolue, un déchet de l'humanité ?!?!? Certe : il s'agit d'une oeuvre traitant de la violence, violence qui s'additionne, impunie (à qui la faute !), et sur la libération de cette violence par une autre violence, plutôt que par les voix légales ; puisqu'il est trop tard. D'ailleurs le final se prête à interprétations (SPOILERS !!!) : il ne peut brûler le corps de son ami / ennemi, ses amis ne l'entendent plus, ne le voient plus, et il se retrouve très subitement seul dans un quartier étrangement désert ; selon moi, et d'après la théorie jusqu'auboutiste du film, notre pauvre héros est bel et bien mort avec son tortionnaire... comble de l'ironie.
Le film jouit pourtant d'une très belle photo, ténébreuse, crépusculaire et naturellement dramatique, quelque chose de très "fin de vie". Garrone est un habile faiseur mais manque cependant de tonus et de mordant.

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/ 20

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