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The disaster artist
James FRANCO
Budget = 10 M$
BOX OFFICE France = 587 / 5 188 - ? 000 - (? 000) entrées
BOX OFFICE USA = 1,2 / (21,1) M$
BOX OFFICE Monde = (26,1) M$
 

James fait son Ed Wood. Le portrait d'un faux artiste, énigmatique, complètement perché, rêveur, cabossé, tour à tour exubérant, ridicule, pathétique ; et riche. Très riche.
La vraie question : le plus mauvais réalisateur du monde mérite-t-il un biopic ? La réponse de J. Franco est assurément : oui. Parce que le personnage est unique et qu'il est le incontestable centre d'intérêt de l'ouvrage, parce que le film rend hommage aux petites gens qui errent à Los Angeles en quête d'une gloire éphémère voir chimérique. Parce que le film montre l'envers et les revers de Hollywood par le biais d'un vraie-fausse success story. Parc que c'est avant toute chose l'histoire d'un homme sans talent, drôle à force de faire montre de nullité. La question devient alors : peut-on faire du cinéma sans un minimum de talents, avec seulement cette envie irrépréhensible ? Disaster artist se garde de répondre en présentant un parfait contre-exemple, un cas extrême où le statut de navet à permis au film d'être porté à la connaissance du public, où son statut de film "culte" l'a métamorphosé en un succès d'estime improbable.
Le fait est que l'on hésite entre le rire, la pitié et une certaine forme d'admiration devant la passion dérangée de ce gars ; devant ce film dans le film qui est en réalité un hommage aux rêveurs éveillés. Sans doute Franco ne magnifie-t-il pas son film, ne rend pas assez son "héros" assez touchant, admirable pour que l'on s'y attache pleinement, hésitant constamment entre le biopic appliqué, l'hommage sincère, la comédie affirmée et le drame d'une vie quasiment ratée. Un drôle de film, un bon film sur un mauvais film. Etrange mais réussi dans l'ensemble.

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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