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BlacKkKlansman
Budget = 15 M$
BOX OFFICE France = 2 081 / 62 136 - 407 000 - (1 296 000) entrées
BOX OFFICE USA = 10,8 / (48,3) M$
BOX OFFICE Monde = (87,1) M$
 

Spike Lee joint : he's back for good. BlacKkKlansman c'est l'histoire du premier agent de couleur dans la police locale de Colorado Springs, Ron Stallworth ; mais non content de passer "chez l'ennemi", Ron a fait beaucoup mieux : il a infiltré le KKK.
Ce qui fait froid dans le dos avec ce scénario -malgré le réveil imposé par les toutes dernières images- c'est que l'on oublie vite la date à laquelle il fait référence et que l'on se surprend à croire combien il pourrait être assez contemporain. Et c'est par le biais de l'humour grinçant, parfois acide, que Spike atteint sa cible en plein coeur : ridiculiser le racisme basique au gré d'un scénario couillu (et vrai), le mettre face à ses contradictions, ses imbécilités irréfléchies et superficielles, ses discours réducteurs et maigres, crachant sur l'histoire et profitant de la faiblesse de certains esprits à la fois naïfs, bassement haineux, impulsifs et écervelés.
Une bombe historique, à l'heure où les racismes décomplexés renaissent de par le monde et sans raison aucune, où ceux-ci n'ont nul besoin de se cacher derrière des cagouilles militantes, des discours policés ; historique et jamais manichéen, dans un bel enchevêtrement de personnages (black, juif, nazi, Black panther), le film démontre que le racisme peut devenir "propre" et le raciste fréquentable, et ainsi accéder au pouvoir par le mensonge et la tromperie idéologique. Tout comme il l'a déjà fait (Italie, Brésil, Hongrie, USA) où comme il menace dangereusement de le faire (Suède, Allemagne, Autriche, Pologne).
Une oeuvre importante, à la réalisation faite de symboles, interprété avec justesse et sans fard (ou presque), au montage incisif et inspiré ; une histoire folle comme le monde d'aujourd'hui...

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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