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The foreigner
Budget = 35 M$
BOX OFFICE France = 510 / 8 973 - 80 000 - 140 000 entrées
BOX OFFICE USA = 13,1 / 34,4 M$
BOX OFFICE Monde = 140,8 M$
 

Plutôt que de broder ad vitam aeternam sur la "peur" du terrorisme, The foreigner se focalise sur l'impuissnce des familles des victimes et, le temps d'un film, leur permet une vengeance improbable. Improbable ? Oui, car encore aurait-il fallut écrire un scénario qui tienne vraiment route ; et c'est loin d'être le cas. Il est complètement incompréhensible que le vice 1er ministre anglais (chez qui on rentre comme dans un moulin...) s'évertue à clamer une heure durant à la pauvre et très insistante victime (Chan) qu'il ne sait pas qui sont les coupables : la logique veut que les attentats viennent d'arriver, que l'enquête débute à peine et que, de toute façon, pour des raisons légales il n'a en fait absolument pas le droit de divulger les noms des suspects. Pourquoi s'en prendre à lui sans l'ombre d'une preuve tangible, écraser par des préjuger tout droit sortis de la TV, si ce n'est que Hennessy est un ex-membre de l'IRA ? Le film va par ailleurs se transformer en revenge movie avec un cuistot d'origine chinoise passer maître dans l'art de fabriquer des armes de destruction (Cça me rappelle un film de Seagal...) ; mais ce n'est pas le problème, hors mis que l'on peut se dire que les terroristes n'ont vraiment pas de chance. Le problème c'est que le père épleuré va se muer en poseur de bombes, avec le risque très élevé de faire d'autres innocentes victimes, d'insupportables et amoraux dommages collatéraux : et là on est loin du portrait de ce quidam, de ses valeurs, victime qui soudain nous apparaît comme excessif et absurde. Sans parler de la manière obscure dont il se procure du matériel lourd, transforme en un temps record une forêt en un piège mortel, photographie un ministre étrangement seul après avoir été la cible d'une attaque à la bombe : même si c'est pour voir sa maîtresse ; et ne me parlez pas du gars assomé plusieurs heures avant...
Il y a de très encombrants problèmes de cohérence interne dans ce scénario, même s'il faut bien lui reconnaître certaines qualités : un J. Chan formidablement sobre et crédible, des revirements de situation comme il se doit, le thème de la manipulation et un format original autour d'un chasseur solitaire façon "Punisher". Je reste loin d'être conquis par le produit fini.

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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