Suite à un drame, une jeune femme s'exile en Italie avec la ferme intention de devenir cantatrice. Puis elle finit revenir habiter les lieux avec son amant.
D'un meurtre sans meurtrier on passe à un semblant de romance, puis à un thriller implacable où une troisième personne mène l'enquête, donnant ainsi au spectateur un peu d'air. Hantise s'avère être l'ancêtre du psychokiller moderne.
Le film raconte l'emprise étouffante d'un mari toxique, vil manipulateur, sur sa femme, dans un but bien précis. D'une étonnante modernité (1944), Hantise se révèle également brillant, jouant de la santé mentale de l'héroïne, flirtant avec le fantastique dans un scénario plus tortueux qu'il ne le laissait paraître de prime abord.
Cukor y met les formes, parfois de manière réellement virtuose, et le charme des décors de studios fait le reste.