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Le dictateur
Budget = 2 M$
BOX OFFICE France = ? / ? - ? 000 - 8 400 000 entrées
BOX OFFICE USA = ? / 10,0 M$
BOX OFFICE Monde = - M$
 

Petite leçon d'histoire par Charlie "Charlot" Chaplin. Dans l'un des plus grands chefs-d'oeuvre du 7ème art.
Le parti pris d'en rire, la démonstration par la satire. Charlot oublie son clochard mais ne manque jamais d'user de sa verve : c'est ainsi qu'il se moque allègrement de la guerre par le biais d'un pauvre soldat, maladivement maladroit, devenu blessé de guerre. Ce soldat, barbier juif amnésique, rentre alors dans un pays en crise et sous le joug d'un dictateur, petit brun colérique voulant dominer le monde. Ca vous rappelle forcément quelque chose ?!
Modernité et inventivité des gags le partagent à une critique vive et acerbe du nazisme et de ses dérivés mondiaux, Chaplin passe au peigne fin les immondes singularités de ces régimes, en véritable visionnaire polotique : l'autoritarisme, les restrictions diverses, le culte de la personnalité, la police politique, les ghettos et la discrimination, les camps de concentration (en 1940 !) ; et une analyse juste de la haine proférée envers autrui comme envers autant de boucs émissaire à nos crises passées et à venir.
Le dictateur possède une propension fabuleuse à passer de la pure comédie aux sujets les plus sérieux, les plus dramatiques, voir les plus durs (le sort des juifs durant la dictature nazi), créant une dichotomie pas loin d'être violente et, par la même, nous touchant d'autant plus : appuyé par le fait que le héros est un héros de guerre, juif, ayant combattu pour son pays...
Le film est bien évidemment émaillé de scènes inoubliables : telle que celle mettant en image le discours colérique en pseudo germain -mais compréhensible par tous- étant sans aucun doute l'un des moments les plus drôles de l'histoire du cinéma. De même que cette ridicule guerre d'égo entre deux dictateurs de bonne compagnie, tendant à les rabaisser en soulignant leur bêtise mutuelle. Et, enfin, cette "danse du monde" restant une scène puissamment et Ô combien emblématique.
Ode à la résistance des peuples, à cette précieuse liberté que tous devrait chérir, à la tolérance de tout un chacun, Le dictateur est assurément l'œuvre la plus aboutie, la plus symbolique, le plus puissante de C. Chaplin, tentant de prouver que le ridicule peut anéantir les idées les plus extrémistes : transformer un puissant dictateur en bouffon de bas étage, n'est-ce pas la plus belle façon d'enlever cette aura minable qui trône au-dessus des plus immondes êtres de l'espèce humaine ?
Le dictateur invite les peuples à résister à toutes idéologies haineuses, malsaines, serviles, cherchant à éradiquer les pensées libres et effacer les différences. Une hymne universel à la pensée et au discernement.

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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