Ce film de Capra est, pour un idéaliste tel que moi, un chef-d’œuvre cinématographique et le plus formidable de tous les antidépresseurs. En substance qu’elle est son message : crier au genre humain qu’il n’y a qu’une vie et qu’il ferait mieux, plutôt que de penser à cet argent qui ne lui sert qu’à l’éloigner de toute tranquilité, de gérer son existence comme il l’entend, aussi farfelue soit-elle ; bref, d’être lui-même, d’être libre une bonne fois pour toutes.
Capra ne pense qu’au bonheur du spectateur, le faire rire, lui offrir une jolie palette d’acteurs, le détendre autant que celui-ci peut l’être, le laisser rêver à une existence parfaite, si possible sur cette terre ; bien sur la folie ambiante nous dépasse parfois un peu (dans le sens d’une éxagération) et dans cette maison de liberté il ne nous est pas dit clairement comment tous ces braves gens paient le loyer (la vente des pétards, masques et autres artifices, un salaire… maigre ?. On se plait à supposer qu’ils y parviennent dans l’absolu puisqu’ils ne déclarent rien au fisc mais paraissent ne pas trop avoir de problème d’argent… hors mis pour l’amende… c’est confus mais on s’en fout !). En tous les cas cette Famille Adams du bonheur nous fait croire dur comme fer que l’on peut briser nos chaines (travail?argent, donc si plus d’argent on a forcément plus de travail, etc… jusqu’à l’aliénation) et vivre avec nos désirs et nos passions (pourvu qu'elles soient solvables dans ce monde capitaliste)
Tout ceci est à la fois charmant, drôle et gentillment révolté. Putain que c’est bon ! ! !