Pour tout dire je m'attendais à voir une bio appliquée, allant de A à Z, n'oubliant ni l'amour, ni les larmes, bref ce à quoi tout bon gros films se doit... Oui, il est vrai qu'il y a de celà... et beaucoup plus encore.
Car R. Howard a le mérite de se servir à merveille d'un excellent scénario : le rebondissement central vous pète à la gueule et relance tout l'intéret du film. Mieux : il se sert de cette maladie fascinante (le cerveau humain possède des capacités formidables, même dans la folie...) pour mieux disserter sur... le cinéma ; il nous fait avaler des couleuvres (la puce dans le bras nous fait à peine tiquer... puisqu'on est dans une histoire vraie !) pour nous démontrer une nouvelle fois la toute puissance du 7ème art et de ses images. Bien sur, au premier degré on y verra un magnifique subterfuge pour nous immerger dans la maladie de cet homme. Bravo. Bravo encore pour ce qui sera peut-être sa meilleure réalisation, tout en discrétion, il adopte à 98 % le point de vue du héros (on le voit très rarement gesticulé et parlé tout seul ; un autre réalisateur se serait vautré dans ce genre de démonstration inutile). Quant à R. Crowe il suffit de comparer ce rôle avec celui qu'il tenait dans "Gladiator" pour voir tout l'étendue de son talent.