|
A vouloir de tirer sur la corde, Marvel va finir par
se fourvoyer : le justicier de New-York prend des vacances à Tampa.
Ce film est le parfait exemple d'un ratage complet, d'une transposition
très hasardeuse et jamais personnalisé du comics d'origine.
On était en droit d'attendre une véritable réflexion
sur la vengeance (à peine effleuré ici) et à ce que
le film tourne autour du thème "que ferait-on si on n'avait
plus rien à perdre", bien que le Punisher n'ai qu'un seul
et unique but dans le métrage. On pouvait espérer un traitement
visuel à la hauteur des ambitions de cette production, c'est-à-dire
noir, urbain, sâle et quelque part "cartoonesque" : ici
il est plat, fade et quasi télévisuel. Que dire des dialogues
exécrables ? Rien. Quant au scénario, il est totalement
linéaire, plombé et sans aucune surprise ni véritable
émotion. L'acteur principal, lui, sous ses faux airs de Christophe
lambert, ne met pas beaucoup de conviction dans un rôle, certes
désservi par des répliques bidons, qui aurait demandé
plus qu'un intensif entrainement physique. Je n'étais peut-être
pas fan du comics d'origine mais il me semble que le personnage principal,
l'anti-héros buveur, tueur sans aucune pitié, n'utilisant
que des armes lourdes sans la noblesse des arts martiaux, par exemple,
usant d'une violence extrême (l'interdiction aux moins de 16 ans
est-elle justifiée ?) pouvait donner un film d'une rare intensité...
Le Punisher n'a pas encore trouvé film à sa démesure...
|