Pompéi est donc un film dont on connaît les tenants et les aboutissants : il lui fallait donc un scénario aux reins très solides. Et c'est pas gagné : on se retrouve dans un "la vie des gladiateurs pour les nuls", mais seulement en 4ème de couverture, une espèce de Spartacus au rabais dont l'amourette ne dépasse pas les critères d'un téléfilm Disney Channel. Alors le besoin de méchant se fait ressentir (le volcan n'étant pas très fort niveau dialogues...) : ici ils sont anémiques et miséreux, terriblement rébarbatifs. Placez ensuite des dialogues vaseux, une trame translucide, hoquetante et rasoir, un montage indigne de ce genre de production, malmenez l'histoire officielle et... il ne vous reste plus qu'à attendre le déluge d'effets numériques. De ce côté ce serait un beau spectacle s'il avait été appuyé... par un bon film ; alors tout tombe à l'eau. On aurait aimé un film plus attaché à ses gladiateurs, aussi réaliste avec eux que pour le traitement des SPFX, un film qui surprend, se renouvelle, voir nous prend à contre-pied, un amour beaucoup plus tortueux et torturé, une scène de fouettage aussi brillamment filmée que dans 12 years a slave... Ca pète, ça meurt mais ça manque terriblement de violence et de sueur.