Loin de valoir les mauvaises critiques qui l’ont reçu ; dans quelques années ce film sera totalement réintégré à l’œuvre de Boyle. C’est un film qui parle de paradis impossible tout en appelant au rêve, à l’espoir sans donner pour autant de solutions toutes faites. On y voit le fonctionnement d’une communauté à la recherche du bonheur le plus absolu : isolement dans une île paradisiaque et même protection de la part des paysans –jusqu’au meurtre ; bonheur interne sans autre solutions = le malade sera exilé, on le laissera mourir loin pour ne pas l’entendre geindre ; pas de loi, de chef, un minimum de travail, des jeux, l’amour libre, la drogue. Puis tout vole en éclat : les intrus en entrainent d’autres et les paysans se déchainent pour protéger leur drogue, la nature se rebelle (les requins), l’isolement étend son emprise (sur Daffy puis sur Richard : se sera pousse au crime tout en relevant du jeu = folie). Les images superbes contrastent avec les propos, l’apologie de la marijuana, des associaux, la violence, la musique abondante : l’univers de Boyle est bien là. Di Caprio en aventurier ingénu, peureux qui vire à la folie est très convaincant.