Tout l’humour des inconnus… simple, facile, souvent benet, très peu drôle, gamin et prime time. Et pourtant lorsqu’ils s’essaient à la parodie (la thérapie) et aux bons mots (les de mots), ils parviennent à nous sortir de catatonie. Campan et Bourdon, plutôt que d’être des cateurs de cinéma, sont des clowns (cf. l’étendue de leur humour) au jeu gros et gras, qui adorent en rajouter… et parfois ça fonctionne. Mais pas souvent. Le troisième défaut du film serait la prévisibilité du scénario (pas évident avec ce sujet pourtant peu traité, de faire original… mais c’est leur job) qui s’enlise dans tous les clichés que l’on peut avoir en tête avant de plonger dans le sujet et qu’ils ne traitent jamais à fond.
Le cul entre deux chaises -la grosse parodie (ZAZ) et la comédie de mœurs (Allen)- le film ressemble trop à ces auteurs, ceux l’on commence sérieusement à connaître, il brosse, il caresse gentillement le spectateur (qui accompagne, sans doute, son petit, hilare) mais celui-ci a, je l’espère, trop de recule pour accepter ce produit guère fin. Les bonnes surprises se comptent sur les doigts d’une main. Cinq petits doigts.