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Human
Yann ARTHUS-BERTRAND
Budget = 13 M$
BOX OFFICE France = 261 / 20 014 - 21 000 - 37 000 entrées
BOX OFFICE USA = - M$
BOX OFFICE Monde = - M$
 

Human ou toute la complexité de l'espèce humaine. Alternant de somptueuses images auxquelles Y. Arthus-Bertrand nous avait déjà habitués et des "interviews" d'anonymes, face caméra, sur fond noir, ce documentaire nous interpelle même s'il n'est ni exhaustif ni assez fouillé. Le réalisateur filme les sentiments humains à travers des visages, des regards des témoignages poignants, séduisants, émouvants, durs, d'hommes et de femmes issus de continents et de peuples différents mais dont les intérêts et les problèmes sont tristement différents (problèmes de riches Vs problèmes de pauvres). L'amour, la haine, le repentir, le bonheur, la guerre, les horreurs humaines, la mort, la famille, les inégalité, la pauvreté, l'économie, la politique ; le témoignage d'un migrant. Et toujours ces magnifiques images alternées pour nous rappeler que nous vivons sur une planète somptueuse, qui a tout à nous offrir, mais que certains, un si petit nombre, exploite égoïstement. Ce docu n'est ni une leçon de philosophie, ni une leçon d'économie politique, mais plutôt un témoignage, une longue leçon de vie, par bribes, un maelstrom de paroles et de thèmes qui viennent du fond de coeurs humains. Pour nous rappeler à nous autres, citoyens du Monde d'en haut, à quel point nous sommes heureux et riches, trop, face à ces inégalités insupportables et injustes puisque le fruit de notre système de valeur moderne où l'argent, le pouvoir a plus de place que l'humain... Seuls les indices économiques ont valeur de références. Un film simple, direct, pur et épuré, très émouvant ; un film qui tente de réveiller à nouveau nos consciences endormies, sourdes ou aveugles. Un film, hélas, inutile, car s'adressant à ce petit peuple qui a que si peu de pouvoir. Un film sur l'inhumanité de l'espèce humaine appelant insidieusement aux partages des richesses entre les peuples pour supprimer des inégalités de plus en plus intolérables. On pourra toujours reprocher à cet exercice 'face caméra" son "indécence", mais je lui opposerai plutôt son intégrité et sa sincérité ; l'indécence est plutôt cela que le film dénonce. En conclusion je retiendrai cette phrase exceptionnelle de l'ex-président de l'Uruguay (José Mujica), rare homme politique pour lequel j'ai le plus grand respect dans la mesure où il parle avec son coeur et sa conscience : "Il est lamentable de gaspiller sa vie à perdre sa liberté".

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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