Le sujet ne lui ressemble peut-être
pas mais il suffit de voir le premier plan pour reconnaître l’auteur.
Une simple histoire, une histoire simple. Trop, peut-être, pour
ce qui est du reproche (le road movie n’est épicé
que de 3 rencontres et 2 réparations). Par contre, porté
par la musique angélique de Badalamenti, le rôle principal
tout en nuance, la photo vieillote et la drame passé qui court
tout au long de l’œuvre, le film est très, très
agréable, reposant et très émouvant. Lynch le pousse
juste ce qu’il faut pour qu’il garde toute sa chaleur, toute
son humanité, toute sa véracité. Voici l’Amérique
des petites gens, des vieux, des bouseux, celle qui ressemble à
s’y méprendre à une certaine France profonde…
avec cette petite et sublime folie en plus, celle de vouloir toujours
retourner sur la route, se déraciner pour mieux construire, une
idée poussée à l’extrème pour notre
plaisir et notre cœur. |