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Dead man
Budget = 9 M$
BOX OFFICE France = 560 / ? - 63 000 - 271 000 entrées
BOX OFFICE USA = 0,105 / 1,0 M$
BOX OFFICE Monde = - M$
 

Dead man est une oeuvre profonde et totalement en apesanteur sur une confrontation civilisationnelle, en mode western, et sur le style inimitable de Jim Jarmusch : les scènes progressent au gré des dialogues, drôles, une série de tableaux dans un N&B suave, joliment grisâtre et lumineux où des personnages hors norme s'y invitent de façon remarquable, séquences à la musique électrisante, obsédante, inoubliable ; en grande partie responsable de ce chef d'œuvre (le génie de N. Young en quelques notes).
Le film détourne habilement les codes du genre : le héros au nom célèbre, les vérités métaphoriques indiennes totalement abscons, les chasseurs de primes (dont un Kid black), le riche proprio au visage de R. Mitchum, les diverses rencontres sanglantes, la difficile conquête de l'ouest, des gunfights hasardeux, l'importance du tabac (dans la vie de Jarmusch !). Et un discours religieux plus analytique que critique, doublé d'un réflexion sur la mort.
L'histoire d'un petit blanc urbain, bien propre sur lui, à la recherche de la richesse, qui va plonger dans la sauvagerie du Far West et, surtout, peu à peu se métamorphoser en indien (quand on sait que Depp a du sang comanche) : comme si l'histoire du continent américain faisait soudainement marche arrière... Un véritable trip éveillé, mystique retour aux origines et à la nature, à la lisière du fantastique.
Avec de jolis clin d'œil (l'Indien se nomme Personne) et un casting de rêve.
Une œuvre qui a largement sa place parmi les plus grands noms du genre, les westerns puissants dans leur classicisme ou leur manière atypique d'aborder cet univers ; de La flèche brisée au Trésor de la Sierra Madre, en passant par La chevauchée fantastique ou encore Rio Bravo.

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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