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Faire des films d’action pure avec l’hypocrisie
de donner une raison d’être au scénario, aligner gunfights,
explosions, poursuites, cascades aussi gratuitement qu’indifféremment,
se la jouer politiquement correct (pas de sexe, une violence propre, un
manichéisme infantile) et aligner invraisemblances grandioses,
humour de prime time, psycho de bistrot et histoire dont on devine les
moindres détails avant qu’ils arrivent, jusqu’au dialogues
et au final, et tout cela sans avoir l’air de se foutre de la gueule
du spectateur moyen qui en a vu des dizaines comme ça et, pour
la plupart, en mieux… Voilà l’apanage des films hollywoodiens
de années 80. D’où le sentiment, en plus de la médiocrité
effarante, d’un produit franchement périmé, d’un
anachronisme flagrant par un auteur fou du genre mais qui en a une approche
superficiel et stéréotypé (déjà que
le genre lui-même…) comme on l’a rarement vu sur un
écran. Deux géants vieillissant (dont un abonné aux
navets et aux bides depuis presque deux décennies) et une star
jeunette pour un film cloche, un nanar nostalgique d’une époque
et d’un genre très américain (et donc casse-gueule),
un ratage aux ingrédients juste mais qui sont utilisés selon
une recette trop pré-établie pour être honnète
et surprenant. Dur pour un jeune public sevré aux chef-d'œuvres
genre « Seven » qui n’a eu d’autres choix que
de bouder relativement le film. Leconte serait-il nostalgique de ses navets
d’antan ?
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