Orelsan loue une maison au Japon et y découvre un mystérieux puits en son centre. En son fond il y trouve un véritable trésor... ou une malédiction : une étrange armure qui va lui "coller à la peau".
Et sa vie se transforme alors en un film littéralement fantastique. On est en plein dans l'univers du chanteur, référentiel, cynique et drôle, mais il faut bien dire que ça part dans tous les sens, exploitant un pitch simple, basique, un univers peuplé de légendes, de kung fu et de multiples créatures originales et pops, dignes d'un manga sous acide. Avec des FX à l'ancienne qui ne vont pas forcément dans le sens du public mais qui parleront à quelques générations de fantasticophiles.
Yoroï est un beau foutoir, à la trame limpide (une succession de rencontres avec des Yokaïs), une immersion dans le monde d'Orelsan, ses états d'âme, sa vie de star, le rôle qu'il joue, son côté obscur. D'ailleurs la partie double maléfique n'est pas forcément la plus aboutie.
Le film a cependant le mérite d'exister, d'oser être différent et mettre le pied dans un domaine que le cinéma français boude généralement, alors qu'il aurait très bien pu n'être qu'un clip promotionnel pour la sortie du nouvel album.
NOTE : 13-14 / 20