Editorial
Filmographies
Le coin fantastique
Mail
Liens

 

Yéti et compagnie
Karey KIRKPATRICK - Jason A. REISIG
Budget = 80 M$
BOX OFFICE France = 918 / 84 954 - 406 000 - (1 827 000) entrées
BOX OFFICE USA = 23,0 / (83,2) M$
BOX OFFICE Monde = (214,1) M$
 

Un film dual. Le coeur du sujet est très clair : ce sont ces croyances ancestrales et archaïques, censées gouverner les peuples primitifs et les protéger : des pierres de lois rigides et forcément figées, un grand prêtre unique pour les faire appliquer, de la science pour le moins approximative (le lever du soleil, la naissance de la civilisation Yéti, la terre d'en bas...). Les Yétis représentent l'archétype d'un vieux monde obtus, prêt à souffrir -littéralement- pour défendre ses valeurs. On peut évidemment y voir une espèce de critique des religions animistes (quasiment disparues aujourd'hui...), engendrant des sociétés renfermées sur elles-mêmes, refusant la réflexion et s'effrayant de toute curiosité, s'appropriant un semblant de connaissances pour mieux gouverner, gouverner par la peur. Avec des scénaristes comme Ficarra et Requa, on pourrait pousser le bouchon un peu plus loin et y voir un petit cri d'alerte, comme un remède face au retour de croyances obscurantistes, cette tendance à vouloir revenir en arrière dans bien des domaines... Sauf que j'ai du mal à cerner le véritable but du film -autre que de ne pas laisser les adultes sur le banc de touche- car si cette société est parfaitement tangible, elle reste très difficilement transposable à quelque chose de concret, de contemporain. Dans tous les cas le scénario nous incite à voir au-delà des apparences, des a priori, des croyances premières, et à toujours être en recherche de la la vérité cachée derrière les évidences.
Mais c'est également un film qui aborde d'autres thématiques : la transmission filiale (très léger de ce côté) et surtout un constat simple : l'espèce humaine est suffisament dominante pour vouloir, à travers son histoire, éradiquer ces "autres" qu'elle ne comprend pas et dont elle a peur.
Ca reste une oeuvre duale car, estampillée "grand public", le cartoon nous propose des chansons assez barbantes (peut-être à écouter en V.O.), des yétis proprement hideux, et un côté humain des personnages qui s'avèrent péniblement anthropomorphiques (le journaliste est toutefois intéressant) ; oubliant parfois sa raison d'être scénaristique.

NOTE : 12 / 20

La critique des internautes
 




NOTE : -/20

-