Wanted |
(15-16) |
| Enfin le digne héritier de la
saga Matrix, LE film qui copie son "maitre", mais ne parodie
pas et s'approprie un visuel pour servir son propre univers ! Mais il
n'y a pas que du Matrix dans Wanted... Difficile pourtant de ne pas repérer
quelques tics : le défi à l'apesanteur, à la vitesse
et autres lois aberrantes de la physique et de la biologie élémentaire.
Mais ici nos héros sont des quasi-super-héros, des extra-humains
aux capacités amplifiées. On y retrouve le fantasme scénaristique
du geek de base : un homme confondant de banalité, voir moins que
rien, qui va devenir un héros... un élu ; mais cette fois
l'écriture scénaristique plus que la philosophie du film
seront sa force et son originalité. Son guide sera un homme de
couleur ; mais pas seulement... et pas de la même façon.
Les combats sont titanesques mais restes cohérents, sans artifice
inutile (j'vous jure !) ni surenchère un peu bête ; ce sont
les capacités physiques de nos héros qui sont mise en avant.
C'est tout simplement et visuellement jouissif ! Et l'univers du film
est très riche : le mythe du tueur à gage est exploité
jusqu'au bout : un être sans âme mais avec un code d'honneur,
une société secrète, un sentiment de puissance absolue.
Le traitement n'ai jamais complètement sérieux et l'humour
aussi fou que les images qu'il sert. Les combats sont titanesques et très
puissamment visuels. Enfin, le twist permet de remettre joliment les compteurs
à zéro. Et puis il y a un dernier aspect essentiel, très
matrixien celui-ci aussi : les bases du film sont celles des jeux vidéos
; le joueur possède plusieurs chances (Cf. la cuve à bacta
; les fans comprendront !), il existe plusieurs niveaux et le joueur-héros
atteindra plusieurs stades de compréhension (innocent au début,
il s'entrainera dans les premiers niveaux, mettra en pratique et dépassera
ce stade pour vaincre à la fin) ; on y retrouve des obstacles très
vidéo game (la scène sur le train me rappelle certains jeu
Star wars) et des missions. Quand le cinéma devient extrêmement
redevable au video game.... Stade final, la réalisation de Timur
: comme un poisson dans l'eau, le sujet accroche totalement avec son univers
visuel, et cette fois on sentirait presque de la retenue par rapport à
ses autres oeuvres (tant mieux !), de la retenue derrière une réalisation
volotairement excessive, grasse, soulignée et certainement en totale
adéquation avec les folies du scénario. Un film improbable
et d'autant plus sublime !!! |
| La critique des internautes |
| Le réalisateur Russe Timur Bekmanbetov
connu pour ses Nightwatch et Daywatch qui s’est exilé aux
USA pour accoucher d’un nouveau bébé , une production
de 75 Millions de dollars qui sur le papier faisait un peu peur mais peu
à peu au fil des Bandes-Annonces et des critiques les doutes se
sont estampillés car assez unanimement Wanted est bien reçu
et n’est pas l’ersatz de Matrix que l’on a pu un temps
craindre.
UNKUT |