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Valérian et la cité des mille planètes
Budget = 197,5 M€
BOX OFFICE France = 5 306 / 375 400 - 1 641 000 - (4 030 000) entrées
BOX OFFICE USA = 17,0 / (40,5) M$
BOX OFFICE Monde = (223,2) M$
 

Je ne reviendrai pas dans ces quelques lignes sur le sempiternel débat tournant autour de l'influence de Mézières sur Lucas : ces deux DJ de la SF ont en fait samplé les mêmes influences postérieures aux années 70 et les différences entre leurs deux oeuvres sont notables.
Par contre, globalement, Besson s'est fourvoyé de la même façon que Lucas avec sa prélogie en abusant de numérique et en étant trop démonstratif visuellement : mais avec beaucoup moins de substance et / ou de background pour rattraper le coup. Si l'intro sur l'air de "Space oddity" est un must, la première scène est pourtant symptomatique : on a carrément l'impression d'assister à la vision du trailer du dernier jeu vidéo à la mode : beau mais terriblement lisse et sans âme. Et le principal défaut du sieur Luc -que j'admire respectueusement, je le rappelle- aura tôt fait de ressortir : cette impression d'artificialité qui ne nous quittera plus tout au long du film et qui provient essentiellement d'une chose. Le pauvre scénario. La mission première est franchement pataude et j'ai eu toutes les peines du monde à m'y intéresser un tant soit peu. Ensuite, bien trop tôt, on va nous dévoiler le soit-disant bad guy du film : pour le perdre de vue plus d'une heure durant et rebondir avec un faux suspens du plus vilain effet (mais qui était le capitaine du vaisseau ???). Autre problème notoire : les personnages. Pas facile de rendre crédible 2 acteurs pas encore trentenaires pour jouer de "vieux" baroudeurs (9 ans de missions s'exclament-ils !!) et impossible de s'identifier clairement à des personnages aussi mal dessinés. Entre leurs vieilles punchlines dépassées et leur caractère transparent, ils ne délivrent aucune espèce d'émotion et leur love story de derrière les fagots ne tient jamais la route. Alors bien sûr : on rattrape le coup avec une démonstration d'inventivité (l'alien polymorphe ou le magasin "virtuel" en sont des preuves évidentes), des effets spéciaux que nous envie désormais Hollywood (ILM, WETA & Rodeo FX majoritairement...), un univers bigarré et coloré, de l'énergie à revendre et une foultitude de micro-idées. Mais visuellement ça reste bouffi de numérique, laid à force d'être tape-à-l'oeil, voir too much, et manquant d'être sobre pour être à la fois plus consistant et plus homogène. Je pense même que la dernière demi-heure sauve le film de la catastrophe : elle aurait mérité plus ample développement et surtout d'être remise au coeur du scénario par petite touches. On aurait pu assister à une ôde à la nature démontrant que l'on doit impérativement s'y recentrer, à un film anti-militariste où la lutte n'est que le dernier recours et mieux encore, à un plaidoyer contre l'impérialisme culturel (nous n'avons pas tous les droits sur les peuples technologiquement moins "évolués" que nous). Tout ce qu'il n'est pas assez expressément. Mêmes défauts qu'Arthur : le film s'avère creux, plein de références mal digérées, aboutissant tardivement à un excellent sujet gâché et noyé dans une débauche d'idées qui en font une oeuvre fade, car le scénario y est bien trop limpide derrière ses fastes, l'intrigue particulièrement fade et translucide. Ca bouge beaucoup : mais on s'en fout. Cet échec suggérera-t-il à Luc de faire écrire son prochain film ??

NOTE : 6 - 7 / 20

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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