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The Truman show

Peter WEIR
(15-16)

Si on passe la première moitié du film à se demander où ils veulent en venir, où est le véritable propos du film, derrière un humour vaporeux et un Carey dont on doute un peu moins des capacités, c’est pour mieux assumer le choc de la deuxième partie. C’est niais, c’est bleu, c’est stéréotypés ? Evidemment… ça passe à la télé et ç'a été façonné pour être PARFAIT. Horriblement parfait. Et on passe, pas assez vite peut-être, où trop distinctement (pourquoi pas alternativement ou progressivement ?) du mauvais show au mauvais trip. On se perd, nos émotions ne tiennent plus à rien et il faudra plusieurs visions de ce film pour en tirer tout les enseignements. Mais la force de la fin nécessite une explication : l’homme à la vie modelé à l’image des attente de l’audimat (le téléspectateur moyen ?) décide de vivre en homme libre, de choisir une vie moins confortable mais authentique (d’avoir son libre arbitre ?). Alors le réalisateur (Dieu, sa voix vient du ciel / les médias, ceux qui les utilisent) perd le contrôle de sa création (le téléspectateur… vous suivez ?) qu’il avait voulu parfaite (sans pêché)…comme un certain docteur. Et l’homme passe du paradis artificiel à la vie. Nombreuses seront les phrases (mais Ed Harris a un talent extraordinaire pour le rendre) inoubliable de ca réalisateur créant puis se résignant à… tuer. Sans jouer la paranoïa d’un « Prisonnier » le film pose d’importantes questions. Et Weir fait très bien son boulot.