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Total recall
Détails du film sur InCiné

Len WISEMAN
(12)

Exit Mars et les profonds doutes existentiels... mais nous sommes toujours dans un futur où le gouvernement officiel et les résistants sont en lutte dans un contexte socio-économique tangible, le tout ramené sur notre bonne vieille Terre : ce qui n'est pas complètement innocent. Ce film est différent de l'original et il est fort compréhensible qu'on l'apprécie moins ; mais il serait dommage de le rejetter intégralement. Il est un poil plus sombre, plus crade, moins uniforme et donc mieux dans l'air du temps ; la psychologie des personnages me parait plus poussée (n'en attendez pas trop non plus !). Visuellement ça en jette : un mixe de divers influences pour signifier un réel chaos organisé et, pour nous spectateurs, un vrai plaisir visuel loin des futurs asceptisés traditionnels. Les détails ont leur importance : de multiples inventions créatives (le téléphone du futur : waouh !), des robo-cops qui font sensation et des clins d'oeil bienvenus (la femmes aux 3 seins, la grosse dame de l'aéroport...etc). Ce Total recall version 2012 est tout simplement plus réaliste, plus terre à terre, et pour sûr tout aussi efficace... ou presque. Car derrière ce Jason Bourne du futur il n'y plus guère place au doute, sitôt le twist révélé, la nouvelle réalité se met en place et l'ancienne n'aura plus trop le droit de citer, à peine lors d'une scène, et l'oeuvre perd inévitablement une certaine dimension, une certaine profondeur ; d'ailleurs à bien y réfléchir la première scène donne toutes les clés de l'oeuvre... Prenons-le comme il est : un véritable remake qui donne une autre vision de l'oeuvre, une aventure cérébrée mais peu logique (pourquoi poursuivre Quaid alors qu'ils attendent de lui d'être mené au chef de la résistance ?), un film d'action futuriste musclé et rudement efficace dont Wiseman nous livre une vision très videogame et dont on aurait tort de ne pas en accepter l'enthousiasme et le doux parfum de série B gonflée à coup de million de dollars ; par contre la scène finale était complètement dispensable.

 

La critique des internautes