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Sleepy Hollow

Tim BURTON
(17-18)

D’une beauté trop puissante, époustouflante, étourdissante ! Un film où le brouillard est omniprésent, les pierres humides suinte de mousse, l’atmosphère est glaçante, les nuages bas et ténébreux, le forêt envahissante, inquiétante, vivante, pleine de grottes et de recoins sombres, les villages boueux, les lumières livides, bleuâtres, les moulins gigantesques et menaçant… un chef-d’œuvre d’images colorées de mort, de mystères et de peur. La peur, voilà le sujet du film, La Peur, la peur à l’état pur, infantile, personnalisée par les cauchemars et surtout par ce cavalier sans tête, visuel et évocateur, monstre vengeresque terrifiant. Burton capte tout, et même plus, il donne du mouvement, est audacieux, il met en scène ce petit monde plus réel que le réel bien que créé en studio. C’est à lui que l’on doit l'âme du film : cette atmosphère débordante de détails (et au décidement génial Kevin « Seven » Walker) : des troupeaux appeurés, des bruits sous les ponts, des cauchemars d’enfants, des éclairs sans orage, de la sorcellerie, une architecture baroque et des références (Landau Lee, « Le masque du démon », « Frankenstein »…). Ajouté au scénario, loin d’être prétexte mais écrasé par les images, une enquète aux confins du réel, complexe, excitante, surprenante et sur la vie d’un village américain en 1799, par un personnage fragile, un peu ridicule, humain et attachant, finallement à la recherche de lui-même. Une dose d’effets spéciaux saisissants de simplicité et de réalisme, des acteurs en parfaite osmose avec l’univers d’un maitre au sommet de son art, de son génie. Un délice inoubliable.