Les
Schtroumpfs |
(10-11) |
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Une simpliste présentation des personnages pour
qui ne les connaitrait pas encore, légèrement drôle,
visuellement plutôt soignée mais qui se laisse aller à
un mauvais prétexte pour moderniser la thématique et capter
le public des Chipmunks. C'était un choix artistique (et de fan)
très risqué de mélanger deux univers aussi antinomiques
(le conte et le réel), mais aussi judicieux que juteux pour les
producteurs ; j'avoue préférer ces chers petits êtres
bleus dans leur monde d'origine, visuellement plus intéressant
et plus "fantasy", et scénaristiquement beaucoup plus
ouvert au niveau des intrigues. Car ici l'histoire est toujours trop facile,
reniflant une écriture franchement fainéante et écoeurante
de platitude. Pourtant le produit ne versera jamais dans le navet de bas
étage façon "Hop" ni
la mièvrerie façon "Alvin" car, si le film emporte
une partie de notre adhésion, c'est notamment grâce à
un H. Azaria (Gargamel) qui cabotine à souhait mais rend hommage
à son personnage de papier par un humour qui fait souvent mouche
; mais également parce que le film ne se veut pas complètement
poussif, retenant cette folie agaçante qui ne plait qu'aux tout-petits
(uniquement centré sur le Schtroumpfs maladroit), le personnage
principal, futur papa, y aidant bien de par son rôle plus mature
et sobre qu'à l'accoutumée et de par le lien qui l'unit
au Grand Schtroumpf. La morale n'est jamais envahissante pas plus qu'embarrassante.
L'hommage frontal à la bande dessinée d'origine et à
Peyo en particulier est aussi surprenante dans une telle production qui
aime à s'accaparer ses sujets que touchante. Même Gosnell
semble être comme un poisson dans l'eau avec ces créatures
"invisibles". Ne boudons pas ce petit moment sympathique : ils
sont plutôt craquants nos Schtroumpfs, non ? |
| La critique des internautes |
| NOTE : -/20 - |