Saw
3D |
Kevin
GREUTERT |
(5) |
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Pourquoi vouloir regarder Saw 7 à tout prix ???
Par curiosité, afin de voir comment les scénaristes, en
bout de course depuis 3 épisodes, se débrouillent avec une
supposée continuité ? Par masochisme : afin de voir si cette
épisode est encore pire que les autres, voir est le pire de la
saga ? Par sadisme : car nous sommes des fans absolus de cinéma
horrifique, que l'on a pas peur des séquelles (lol) puisque nous
avons déjà supporté plus ou moins 11 épisodes
de la saga "Vendredi 13" ? Cette dernière raison me parait
la plus valable... Le premier jeu annonce tout le film : tout à
fait dans la continuité "moral" des Saw et assez inventive
sans ne jamais être original. Mais on s'en est lassé depuis
longtemps puisqu'il est devenu clair que tant que les scénaristes
imagineront des scènes de torture, la saga se poursuivra ; le jeu
du "Qui sera le nouveau Jigsaw" montre que les limites de l'histoire
ont été atteintes depuis fort longtemps et que le rabachage
est devenu leur fond de commerce. Bref, soyons clair : ce film ne possède
AUCUN scénario digne de ce nom, tout ce qui concerne les meurtres
et les meurtriers, la trame en elle-même, sent l'artifice à
plein nez et l'histoire (les groupes de survivants à Jigsaw) s'avèrera
assez débile jusqu'au twist final complètement crétin
(sans compter sur les détails assez couillons : dans une cellule
une prisonnière trouve un instrument contendant !!! Un type parvient
à s'auto-arracher des dents et à s'enfiler des crochets
dans les pectoraux... pour ce dernier les Sioux le faisaient seulement
sous l'emprise de la drogue). La mise en scène des meurtres est
de plus en plus poussive (logique) même s'il faut reconnaitre une
véritable inventivité toute cinématographique (le
coup de l'hameçon par exemple), on sauvera deux petits rebondissements
plutôt bien venus, un brin de stress et, forcément, l'aspect
grand-guignol très traditionnel, à savoir du gore rouge
vif un peu éclatant, des sévisses particulièrement
affreux (machoires arrachées, tête écrabouillée,
énuclations...etc), du crade et de la violence à outrance.
Comme à chaque nouvel épisode, on se demande s'il faut juger
le film en tant que tel ou comme partie intégrante d'une licence,
tant celle-ci n'est plus qu'un faire-valoir commercial. Vais-je, dans
cet état d'esprit, supporter la vision d'un Saw 8 ? Car, finalement,
le plus difficile à encaisser dans cette saga, ce sont bel et bien
les scènes où il n'y a pas de sang... |
Kevin
GREUTERT est également le réalisateur de Saw
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