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Rampage
Budget = 120 M$
BOX OFFICE France = 823 / 65 370 - 345 000 - (768 000) entrées
BOX OFFICE USA = 35,8 / (99,3) M$
BOX OFFICE Monde = (426,3) M$
 

Rien que pour vos yeux... rien pour votre cerveau.
Appuyé de toutes ces forces sur un pur pitch de série B mal assumée, mal aidé d'un humour de série B dépassé, d'une mise en scène de série B sans imagination (ou si peu), Rampage se plante sur (presque) toute la ligne. C'est au boutu du bout un film qui file en une hideuse et ennuyeuse ligne droite, où les bullshits de scientifiques peu scrupuleux entraînent des métamorphoses animales que le super-héros de service va devoir régler, bien aidé de son "animal de compagnie". Ajoutons des industriels grotesques aux dents longues pour jouer les méchants (les animaux étant des victimes collatérales) et quelques militaires qui pensent -forcément- avec leurs bombes. Il y aura bien sûr des FX à portée de budget, et un gros air de Jurassic World urbain.
Mais quand on sait qu'une poignée de scénaristes hollywoodiens sont parfaitement capables d'approfondir un film vu et revu comme Godzilla, on se demande ce que ceux de Rampage ont bien pu faire de leur vie durant les 40 dernières années ??? Chaque scène est ici tristement basique, d'un simplisme pataud, pleine de raccourcis et de facilités insupportables (dsl, la liste est bien trop longue : mais la façon de récupérer l'antidote ou la balle qui "n'a pas touché les organes vitaux" sont la preuve de ma bonne foi). Ce "tent-pole" est absolument linéaire, plein d'idées complètement saugrenues et au final simplet pour ne pas dire arriéré, essayant de relancer de la plus grossière des façons la mode des animaux génétiquement modifiés, géants et aux capacités hilarantes ; comme ce loup qui vole grâce à une modification génétique !! Ces monstres "bullets proof" grâce à l'ADN de scarabée (sic !). La pseudo-science cinématographique et Cormanienne ne peut pas tout expliquer pas plus que construire un monde diégétique plausible... De plus il y a à boire et à manger dans ce magma d'images / d'idées mal digérés : un King Kong rencontrant Mon ami Joe, un loup qui fait passer les bestiaux de Twilight pour des caniches (et qui prête fortement à rire), et enfin un croco-dino digne d'un sous-genre appartenant depuis longtemps à la série B, voir Z (approximativement vers 1977...). Et je n'ai pas encore évoqué les punchlines de merde que même Bruce Willis n'ose plus employer...
Le personnage principal aurait pu être poussé un peu plus grâce à sa haine de l'espèce humaine : la scène où sa collègue lui explique la différence entre lui et le gorille parait sortir d'un autre film ; celui que l'on aurait aimé voir. Il n'y a vraiment pas grand chose qui tient debout là-dedans : simplement les FX de destruction massive. Maigre...
B. Peyton est en train de se construire l'une des pires filmographies d'Hollywood.

NOTE : 4 / 20

La critique des internautes
 

 

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