Psychose |
(17-18) |
|
Etudions d’abord les défauts présumés
du film : la réalisation en dent de scie. Désolé
ça tient pas debout : Hitch a su recréer l’atmosphère
induite par le scénario, intense pour les scènes de meurtres,
de découverte, d’intrigue, dans le motel, plus posée
pour la narration, transition ou introduction aux scènes chocs.
Bien sur dès que ces films se mettent à trop être
bavard Hitch a du mal à s’imposer. Tout le reste a bien trop
été analysé sous tous les angles pour que j’apprenne
quoique ce soit à qui que ce soit. Je dirais seulement que ce film
est l’apothéose du talent de son auteur : scénario
infaillible et trsè original (encore aujourd’hui, peu de
héros meurt au milieu du film…), très recherché
au niveau psychologique et très visuel. Le maitre passe en revue
une gamme quasi complète de mouvements de caméra, de changements
de plans dont l’analyse me paraît très exhaustive (voir
la tentative dans l’excellent Mad Movies n° ). Il suffit de
montrer ce film plan à plan à des élèves de
cinéma pour remplacer tout les cours pompeux et inutiles de leurs
profs. Une pure merveille qui tient du génie ; épaulé,
il est vrai, par une musique électrique et électrifiante,
des acteurs parfaits dans leur rôle (Hopkins en fera les frais),
une photo sublime, des décors itou (Ah ! la maison de Bates en
contre-jour…). A voir de toutes urgence… au ralenti ! |