Editorial
Filmographies
Le coin fantastique
Mail
Liens

 

Psychose

Alfred HITCHCOCK
(17-18)

Etudions d’abord les défauts présumés du film : la réalisation en dent de scie. Désolé ça tient pas debout : Hitch a su recréer l’atmosphère induite par le scénario, intense pour les scènes de meurtres, de découverte, d’intrigue, dans le motel, plus posée pour la narration, transition ou introduction aux scènes chocs. Bien sur dès que ces films se mettent à trop être bavard Hitch a du mal à s’imposer. Tout le reste a bien trop été analysé sous tous les angles pour que j’apprenne quoique ce soit à qui que ce soit. Je dirais seulement que ce film est l’apothéose du talent de son auteur : scénario infaillible et très original (encore aujourd’hui, peu de héros meurt au milieu du film…), très recherché au niveau psychologique et très visuel. Le maitre passe en revue une gamme quasi complète de mouvements de caméra, de changements de plans dont l’analyse me paraît très exhaustive (voir la tentative dans un excellent n° de Mad Movies). Il suffit de montrer ce film plan à plan à des élèves de cinéma pour remplacer tous les cours pompeux et inutiles de leurs profs. Une pure merveille qui tient du génie ; épaulé, il est vrai, par une musique électrique et électrifiante, des acteurs parfaits dans leur rôle (Hopkins en fera les frais), une photo sublime, des décors itou (Ah ! la maison de Bates en contre-jour…). A voir de toutes urgence… au ralenti !