La
neuvième porte |
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Les films de Polanski jouent sur l’atmosphère…
ici un peu moins habillement : aurait-il perdu de son savoir faire pour
user de ces vieilles cordes, de son malaise pour ne pas dessiner de plus
étranges personnages, situations ou décors ? Alors qu’a-t-il
à dire ? Peu de choses, il rit un peu, se balade, se moque d’un
genre pour le magnifier, nous manipule avec la caméra (moins qu’avant
?). On tourne en rond, attendant une surprise qui ne vient que dans notre
imagination. Bravo à la photo de Khondji, elle sent le vieux livre
(granuleuse) et le renfermé couleurs passées), et à
Depp, un peu jeune pour le rôle, même s’il semble attendre
lui aussi quelque chose de ce foutu scénario. Et dire que dès
que le film avance dans le plus subtil (la nuit, l’ange, la scène
d’amour) il devient génial. |