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The mortal instruments : La cité des ténèbres
Détails du film sur InCiné

Harald ZWART
(12)

C'est un signe. Un film qui vous propose l'histoire d'un ado découvrant son appartenance à un monde magique ou fantastique, ça vous rappelle quelque chose ? Sorciers, vampires, loups-garous, sorcières, dieux, extra-terrestres...etc. Et ça commence mal : comment plus mal débuter un film ? Ca respire le grand-n'importe-quoi-fait-à-la-va-vite, histoire de ne pas trop handicaper un métrage de plus de deux heures. Mais on va finalement se glisser dans ce film : une tentative louable sur un sujet cette fois inédit et un mélange bienvenu (démons, semi-anges et mélange de créatures en tout genre), une tentative plus sombre, plus effrayante (la bestiole du début, le visage des moines, la petite fille mal-menée). Que l'on trouve les entrelacs scénaristiques plus ou moins subtils, c'est un fait, mais ils ont le mérite d'exister et d'élever le niveau du film : ils créent une mythologie logique et bien vivante, s'inspirant vaguement de la Bible et du Nouveau Testament (Le Bien contre le Mal, une espèce de St Graal, les anges, les initiales JC du héros), le scénario ménageant quelques agréables surprises qui permettent au film de ne pas ronfler, le statut de certains personnages restant quelque peu flou, osant les bonnes idées. Un côté macabre, des tenues S&M, une héroïne sexy et même une certaine ambiguité sexuelle (homosexualité et ; ce qui évite à la love story d'être totalement parasite et copiée sur Twilight), l'idée du portail de l'esprit, quelque clins d'oeil (le T-shirt qui n'a pas été enlevé, le tatou de Las Vegas). Même la réalisation est un cran au-dessus de ses confrères, plus solides, plus léchées que la plupart de ces sous-Twilight. Reste que les personnages ne sont pas assez approfondis et que l'écriture est très hâchées menu, menu. Un bon moment, simple, de cinoche fantastique.