The
mist |
(13-14) |
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Une tempête, et la vie bascule... une étrange
brume quelque peu envahissante, et on retient notre souffle. Mais n'oubliez
pas que vous n'avez pas affaire avec The fog,
aussi bon ce dernier soit-il. Si l'on retrouve des liens inévitables
entre les deux films, comme le confinement et les chocs psychologiques
que celui-ci entraine entre les diverses personnalités et protagonistes,
dans The mist on voit toute l'épaisseur de ces personnages lorsqu'ils
sont face à face avec le drame qu'ils vivent. Et ceux-ci resteront
au centre du métrage : l'énigme sera vite dévoilée
(même si le développement laisse quelques surprises, purement
visuelle à mon sens) dès que le "monstre" apparait
(d'abominables FX numériques ; les autres effets seront bien mieux
intégrés) mais le traitement restera original de bout en
bout. Sa tournure définitivement réaliste, cette confrontation
entre une situation improbable et notre réalité -situation
qui trouvera de multiples réponses-, la douleur palpable des personnages,
leur gestion terre à terre du problème et une réflexion
sur l'espèce humaine qui approfondie l'oeuvre toute entière.
On peut alors se poser des questions sur un bestiaire trop exposé
et même carrément farfelu, les explications moyennes et peut-être
inutiles ainsi que d'autres interrogations multiples (un M.P. non-armé
?) mais la terrible fin -terriblement humaine- rejettera sans concession
toutes forme de classicisme utilisé à outrance dans ce type
de film. Fort. |