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The mist

Frank DARABONT
(13-14)

Une tempête, et la vie bascule... une étrange brume quelque peu envahissante, et on retient notre souffle. Mais n'oubliez pas que vous n'avez pas affaire avec The fog, aussi bon ce dernier soit-il. Si l'on retrouve des liens inévitables entre les deux films, comme le confinement et les chocs psychologiques que celui-ci entraine entre les diverses personnalités et protagonistes, dans The mist on voit toute l'épaisseur de ces personnages lorsqu'ils sont face à face avec le drame qu'ils vivent. Et ceux-ci resteront au centre du métrage : l'énigme sera vite dévoilée (même si le développement laisse quelques surprises, purement visuelle à mon sens) dès que le "monstre" apparait (d'abominables FX numériques ; les autres effets seront bien mieux intégrés) mais le traitement restera original de bout en bout. Sa tournure définitivement réaliste, cette confrontation entre une situation improbable et notre réalité -situation qui trouvera de multiples réponses-, la douleur palpable des personnages, leur gestion terre à terre du problème et une réflexion sur l'espèce humaine qui approfondie l'oeuvre toute entière. On peut alors se poser des questions sur un bestiaire trop exposé et même carrément farfelu, les explications moyennes et peut-être inutiles ainsi que d'autres interrogations multiples (un M.P. non-armé ?) mais la terrible fin -terriblement humaine- rejettera sans concession toutes forme de classicisme utilisé à outrance dans ce type de film. Fort.