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La mise à mort du cerf sacré
Yorgos LANTHIMOS
Budget = - M€
BOX OFFICE France = - / 7 880 - 31 000 - (54 000) entrées
BOX OFFICE USA = 0,115 / 2,36 M$
BOX OFFICE Monde = 4,4 M$
 

L'auteur de Lobster nous revient avec une oeuvre à son image : unique. Appuyée par une réalisation extrêmement précise, très ample, ou les personnages sont souvent noyés dans de très grands espaces (hospitaliers) comme pour signifier à quel point ils ne sont que bien peu de choses et que leur destin leur échappe. Soulignée par une musique stridente et oppressante, des dialogues au couperet, secs et précis : un film pour décrire la vie d'un couple de médecin et l'amitié d'un jeune avec cette famille. C'est au final un thriller parfaitement perché : il suffit pour s'en convaincre d'écouter attentivement les dialogues précédemment évoqués, tournant parfois autour des poils ou de la masturbation, les réflexions étranges qui s'en viennent souvent nous décontenancer, et tant de situations incongrues et difficilement descriptibles. L'oeuvre se meut en thriller piquant lorsque le-dit adolescent se découvre au spectateur, son passé notamment, celui-ci s'imposant à la famille et devenant menaçant et choquant. Naviguant sans cesse sur un drôle de terrain, où le fantastique est en filligramme, La mise à mort du cerf sacré s'empare d'un sujet on ne peut plus classique, celui du vengeur fou, du psychokiller, mais s'autorise à le traiter de manière totalement surréaliste ; mais le film reste beaucoup plus abordable que "Lobster", à mon sens . Oeuvre artistique complètement barrée, impudique, profondément mystérieuse, le scénario traite de façon percutante de la relation au père et du sentiment de culpabilité. Les tenants et les aboutissants se révèlent petit à petit, le tueur devenant alors "symbolico-métaphorique" (pour reprendre les termes du film), tuant sans armes et appliquant son oeuvre avec le principe sacré de "oeil pour oeil". Farrell, Kidman et les jeunes acteurs y sont impeccables ; Barry Keoghan y est superbement et naturellement glacial. La fin y est complètement tarée, déstabilisante.

NOTE : 12 / 20

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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