Minority
report |
(15-16) |
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Première qualité : c’est un film
très complet (SF, polar, action, drame, métaphysique...et
une pointe d’humour) et donc plus délicat à écrire
qu’un film de genre. Ensuite, il est impressionnant de constater
le travail du chef op’, nous offrant, pour un futur peu valorisant,
une photographie quasiment noir et blanc (les couleurs estompées,
les vétements, les décors...) ; un futur ultra-sécurisé
et policé (le scanning automatique, la perte de l’anonymat,
les moyens des forces de l’ordre), dominé par l’image
(les pubs perrsonnalisées pouvant même être une arme
de recherche très BigBrother) et dont l’humanité s’est
encore estompée (les prisons où les détenus sont
dans des cocons, lobotomisés). Effrayant et noir tout en restant
très réaliste et proche de nos préoccupations contemporaines,
très recherché (la manipulation des images avec le corps,
les manipulations génétiques, les transports, l’espace
urbain). La métaphysique nous vient du thème principal :
une réflexion sur le crime d’intention et tout ce qui en
découle : culpabilité ? Liberté ?...etc. De quoi
réfléchir loguement. L’aspect policier est très
prenant, complexe sans être pour autant compliqué. Les FX
sont somptueux (les véhicules en particulier). Un film très
fort, visuel, très prenant, presque palpable, personnel (la folie
bienvenue et décalée de certains personnages, la scène
de la campagne, l’humour...), sensible (le fils mort et les séquences
vidéo, les humains modifiés et l’ humanité
qu’on leur refuse, ils vivent uniquement dans le futur des autres
; ce sont des objets de la science). Un autre thème fort, à
ce propos, ce dégage du reste : celui de la science qui se substitue
à la religion (création, appelation...) et ce refus du destin.
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