Megamind |
(13-14) |
|
Prendre un genre et en changer radicalement la donne,
la trame... c'est-à-dire partir du précepte que le bad-guy
et le super-héros -arrogant au possible- se frite à la manière
d'un Superman (l'intro y fait clairement allusion), tuer le héros
(c'est déjà franchement original !), montrer un bad guy
qui s'ennuie tellement qu'il doive trouver un nouvel héros, voir
l'inventer (avec le doux nom de Titan... un hommage à Marvel sous
forme de jeu de mots en V.O. ?) et, parallèlement, faire de ce
bad-guy un amoureux épris qui va devoir se confronter à
un héros jaloux qui devient... mauvais !!! Mais comme l'héroïne
n'aime ni l'un ni l'autre, ça se complique un tant soit peu !!!
Ambitieux n'est-il pas ? Oubliez donc le combat éternel du Bien
contre le Mal, un genre O combien manichéen, ajoutez une réflexion
très interessante sur ce même genre et le statut de héros
façon "Incassable", casé plein de jolis monstres
originaux et sympatoches, de belles bastons, un visuel éclatant
et très travaillé, avec un vrai souci de la finition et
du réalisme, un ou deux twists sympas tout à fait dans la
thématique du film et qui pour certains rappellent les alés
de la vie d'un super-héros (l'ennui, l'ambiguité...), et
vous obtenez un film surprenant de bout en bout, une excellente surprise
animée, drôle à force de jouer avec les codes ringards
qu'il sert magnifiquement, les tics et les tocs qu'il se plait à
ridiculiser. Ce film ne va pas là où on l'attend et enfonce
aisément l'oeuvre trop simplette et sortie, hélas, avant
lui qu'est Moi, moche et méchant.
Adieu les gentils gentils et les méchants méchants et bonjour
les gentils méchants et les méchants gentils... vous me
suivez ? Et tout ça finit en plus par un coup de moral anti-destin
! Le bonheur... |